Mercredi prochain le projet de loi relatif à la santé sera examiné au Sénat, l’avenir du “sport sur ordonnance” en dépend.
Voici un extrait de l’avis du Professeur Gérard Saillant, pour aider à la prise de conscience des décideurs politiques, des acteurs de santé et du grand public sur la nécessité d’agir pour développer la prescription médicale de l’activité physique.

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“….Nous vivons une épidémie silencieuse ou presque, qui a pour nom l’obésité. Nous sommes tous atteints ou menacés par un mal sournois, parce qu’invisible, qui a pour nom la sédentarité. Mais on ne s’en rend pas compte, parce que les statistiques, pourtant effrayantes, n’ont pas de visage et ne frappent pas l’imagination, comme peut le faire la photo de l’accident ou du cancer.

Pourtant, chacun est concerné, quel que soit son âge, son sexe, sa condition sociale. Pire, ce mal menace les fondements mêmes de notre système de santé collective et remet en cause un des piliers de notre vision du progrès : l’espérance de vie. L’alerte vient de l’OMS dans son dernier rapport : pour la première fois depuis des décennies, la prochaine génération pourrait vivre moins longtemps que nous, si le taux d’obésité et la consommation de tabac et d’alcool restent aux niveaux actuels.

Le remède est connu, c’est l’activité physique régulière. Entendons nous, on ne parle pas ici de sport, encore moins de compétition, mais de la pratique, solitaire, en famille ou entre amis, d’activités élémentaires comme la marche, la natation, la gymnastique, avec un encadrement approprié et de manière régulière. Mieux encore, il s’agit simplement pour chacun de nous de trouver, dans l’organisation de sa journée et sans changer ses habitudes, l’occasion de faire un minimum d’exercice quotidien.

Ce remède a été testé et vérifié à l’occasion de nombreuses études et enquêtes qui se multiplient ces derniers temps. Leur conclusion et unanime : une pratique régulière d’exercices physiques permet de lutter efficacement contre les différentes formes de maladies chroniques (diabète, cholestérol, maladies cardiaques…); elle limite les récidives de cancers du sein, elle donne aux patients l’équilibre nécessaire à la guérison ou au minimum les aide à vivre avec leur maladie. En l’absence de maladies identifiées, l’activité physique est La solution pour réduire efficacement les risques liés à la sédentarité.

L’activité physique, ainsi entendu, est une véritable thérapie non médicamenteuse, qui peut se substituer avec bonheur à beaucoup de prescriptions.

Certains pays, au Nord de l’Europe, au Canada, en Australie, ont depuis longtemps intégré cette culture du sport comme élément fondamental de l’éducation et de la santé et l’ont donc naturellement traduit dans leur système de santé et le rapport au patient : le bon médecin n’est pas forcément celui qui prescrit le plus de médicaments….”

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